23 mai 2009
N° 9 - Mai 2009
A propos du service minimum d’accueil (S.M.A.)
Les grèves de ce premier trimestre de 2009 ont vu des écoles fermées et Mme Roland devant la justice.
La loi prévoit qu’un service minimum d’accueil doit être mis en place par les maires les jours de grève dans les écoles. Le Maire est forcément hors la loi quand elle refuse le service minimum d’accueil (S.M.A.), cela a été le cas de Mme Roland.
Le S.M.A. n’interdit pas la grève, il n’est pas non plus une atteinte au droit de grève. C’est un service rendu aux familles : les parents doivent disposer d’un moyen économique pour faire garder leurs enfants. C’est une question de bon sens.
Des étudiants titulaires du BAFA sont des gens capables et tout à fait prêts à assurer ce service minimum. La plupart ont besoin d’argent pour financer leurs études et cela ne coûte rien à la mairie puisqu’ils sont payés par les retenues faites sur les salaires des grévistes.
De même, des enseignants à la retraite peuvent assurer ce service, sur la base du volontariat, et tout à fait bénévolement.
C’est donc un argument dénué du sens du service public que d’imaginer que des personnes puissent être utilisées contre les intérêts des grévistes.
Le S.M.A. est un service de garderie pur les parents qui ne peuvent faire autrement et pour qu’ils puissent déposer leurs enfants à l’école. Sinon c’est le système D avec appel aux grands-parents ou aux voisins. Mais comment fait-on quand on n’a sur place ni famille, ni voisins disponibles ?
Tout le monde ne peut pas se permettre de prendre un jour de congé ou une journée de RTT.
Ce sont toujours les gens les plus modestes qui doivent perdre une journée de travail et ce sont leurs enfants qui ont le plus besoin d’aller à l’école, car une journée de grève, c’est aussi une journée d’école perdue.
« Dans une période de crise, comme aujourd’hui, une journée de travail perdue pour certaines familles, c’est énorme », a rappelé la PEEP, Fédération de parents d’élèves.
A l’avenir, exigeons de Mme Roland l’application de la loi !
Publié dans VILLEPINTE A COEUR
N° 8 - Avril 2009
« Quand la grenouille veut se faire aussi grosse que le bœuf, elle s’enfle et elle crève. » - La Fontaine
L’actuelle majorité, qui s’emplie à masquer ses insuffisances et ses divisions, fait la grenouille.
Après un Débat d’Approximations Budgétaires la présentation du Budget qui concerne tous les Villepintois dans leur vie quotidienne et les contribuables qui la financent le démontre : pas d’innovation, de la simple copie de mauvaise qualité.
Tous les projets, présentés comme nouveaux, sont ceux que nous avions prévu de réaliser.
Tous les principes que nous avons appliqués sont claironnés avec de fausses notes.
Que nous dit la majorité actuelle :
- Vous avez diminué la dette de la Ville de 21 589 840 €. Nous nous engageons à ne pas la réduire d’un seul euro.
- Vous aviez un Plan Pluriannuel d’Investissement (P.P.I.). Nous publions le nôtre : 33 188 000 € de dépenses, 6 906 301 € de recettes.
Pour la différence : 26 281 699 € on ajustera au fur et à mesure ; comment ? Mystère !
- Les impôts nous ne les augmenterons pas, mais nous ne les baisserons pas non plus, comme vous l’avez fait.
Quant à ne pas les augmenter, ne vous inquiétez pas, le moment venu, sans doute début 2010, la majorité actuelle le fera et nous dira que c’est de la faute du Gouvernement.
Le Budget est en équilibre de châteaux de cartes, mais, aux dires de Mme Roland, pour le moment, ça tient. Les recettes diminuent, les dépenses augmentent, et la nouvelle majorité est confiante. Le monde traverse une très grave crise économique dont il faudrait anticiper les effets. D’autres communes font attention et se font fourmis. A Villepinte, les cigales nouvellement élues consomment l’héritage. La nouvelle majorité avait crié au gouffre financier, pour le temps des élections maintenant elle l’avoue, la situation financière de Villepinte était bonne. Même l’audit qu’elle a commandé pour 14 053 Euros, reconnaît les bons résultats de l’équipe sortante. C’est un peu embêtant d’ailleurs, et ce trop bon rapport a été renvoyé à ses auteurs pour leur demander d’être plus critiques.
Publié dans VILLEPINTE A COEUR


